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Vos profils Facebook et Twitter pour recevoir l’autorisation ESTA

Le gouvernement américain demande aux voyageurs étrangers les informations de leurs compte Facebook et Twitter.

 

À partir du 23 décembre 2016, le gouvernement fédéral américain a commencé à demander à certains voyageurs aux États-Unis de fournir des détails sur leurs comptes sociaux.

 

L’Oncle Sam veut maintenant que les visiteurs divulguent leur présence sur les réseaux sociaux populaires comme Facebook, Instagram et Twitter dans ce qui semble être une longue initiative anti-terroristes.

 

La collecte de données sur les médias sociaux, proposée pour la première fois par le gouvernement Américain de Donald Trump, ne s’applique pas aux citoyens américains. Au lieu de cela, il est maintenant destiné aux étrangers de 32 pays qui demandent à arriver aux États-Unis en vertu du «programme ESTA d’exemption de visa» – un outil en ligne qui permet aux visiteurs à de moins de 3 mois de passer le processus formel de demande de visa.

 

Voici une capture d’écran de l’application en ligne qui affiche une liste de réseaux sociaux dans le menu déroulant :

esta facebook

Les réseaux sociaux comprennent VKontakte, qui sert de Facebook de la Russie, ainsi que JustPaste.it, un outil de partage de texte qui est populaire auprès du groupe terroriste ISIS.

 

Pendant ce temps, le formulaire répertorie également les services peu utilisés comme Vine et Google+, mais omet le réseau Snapchat très populaire dans le monde.

 

Même si la demande d’information sur les médias sociaux est facultative, le programme a suscité de vives critiques de la part de l’industrie de la technologie et des groupes des libertés informatiques. Les critiques soulignent que les profils des médias sociaux peuvent révéler des informations profondément personnelles – orientation sexuelle ou points de vue politiques, par exemple – et que le programme de collecte pourrait amener d’autres pays à imposer des exigences similaires. En conséquence, les Américains voyageant à l’étranger pourraient avoir à remettre leur profil Facebook pour entrer dans un pays.

 

Par ailleurs, il est impossible de vérifier la pertinence d’une telle demande et son efficacité en terme de sécurité. La raison en est que les terroristes potentiels, même ceux qui ne savent pas quoi notifier, seraient peu enclins à révéler leur profil médiatique social au gouvernement américain. Les 32 pays touchés par le programme d’exemption de visa sont majoritairement les pays européens.

 

Jusqu’à présent, la demande de renseignements sur les médias sociaux ne semble pas s’appliquer aux citoyens du Canada et du Mexique qui ont besoin d’un passeport, mais pas d’un visa ou d’une exemption de visa pour entrer aux États-Unis.